WYSS 2026 : j’ai présenté le Human Adoption Layer en Chine

David Tabacznyj WYSS 2026 Wenzhou - Chine

Invité au World Young Scientist Summit 2026, j’ai participé à des rencontres et pris la parole à Wenzhou, puis à Hangzhou. Au programme : découvertes technologiques, visites d’entreprises et présentation du Human Adoption Layer, mon approche de la collaboration entre l’humain et l’intelligence artificielle.

Après une étape à Chengdu, ce déplacement m’a conduit dans le Zhejiang, à la rencontre de chercheurs, d’entrepreneurs et de porteurs de projets internationaux. L’IA occupait une place importante dans les présentations. Mon intervention portait sur une question complémentaire : comment préparer les personnes et les équipes à travailler avec elle ?

Wenzhou : un sommet international au croisement des sciences et de l’innovation

Le World Young Scientist Summit a ouvert ses portes le 24 octobre 2026 à Wenzhou. Selon l’Association chinoise pour la science et la technologie, près de 800 participants de plus de 60 pays et régions étaient réunis. Le programme associait discussions scientifiques, innovation, entrepreneuriat et coopération internationale, avec une attention particulière aux transformations liées à l’IA.

Dans le groupe que j’ai côtoyé, les parcours étaient très variés. J’ai échangé avec des participants venus notamment d’Afrique, du Brésil, d’Inde et du Moyen-Orient. Certains travaillaient dans la recherche, d’autres développaient déjà leurs entreprises ou cherchaient les moyens de concrétiser leurs projets.

Ces rencontres donnaient une dimension très concrète au sommet. Derrière les présentations, il y avait des personnes, leurs années de travail, leurs ambitions et leurs questions. C’est aussi ce que j’étais venu chercher : rencontrer, écouter et confronter les points de vue.

WYSS 2026 Wenzhou - discours d'ouverture

Des découvertes technologiques et une première prise de parole

Robotique, biotechnologies, aérospatial, médecine : les domaines présentés couvraient un large spectre. Parmi les projets découverts figuraient des fusées réutilisables, des imprimantes 3D, des robots et des solutions de micro-datacenters.

Les applications médicales m’ont particulièrement marqué. Plusieurs présentations portaient sur l’analyse du microbiote, l’exploitation des données de santé ou l’aide au diagnostic. J’ai également rencontré un entrepreneur ayant créé un hôpital d’oncologie et développant des solutions d’intelligence artificielle.

Je retiens surtout la diversité des problèmes auxquels ces équipes cherchaient à répondre. Les technologies prenaient leur sens à travers les usages présentés et les besoins exprimés par leurs concepteurs.

À Wenzhou, j’ai pris la parole pour aborder la place de l’humain dans cette évolution. Comment allons-nous travailler avec l’IA ? Comment construire une collaboration qui préserve notre jugement, notre créativité et notre capacité de décision ?

Mon intervention a suscité plusieurs échanges. Au milieu de présentations très techniques, cette entrée par les usages et les comportements humains trouvait aussi sa place.

prise de parole et échange avec les participants
table ronde

Hangzhou : trois visites d’entreprises, trois univers

Le déplacement s’est poursuivi à Hangzhou. Une matinée de visite dans un incubateur nous a permis de découvrir trois entreprises aux activités différentes.

La première présentait des systèmes de surveillance et de sécurité : drones, détection, reconnaissance et brouillage. Lors de notre échange, son responsable m’a indiqué que les équipements évoqués ne pouvaient pas être vendus à l’armée française.

La deuxième travaillait sur l’imagerie médicale et l’analyse de données par intelligence artificielle. Là encore, la machine présentée n’était pas proposée à la vente lors de notre visite.

La troisième développait des robots : chiens robotisés, humanoïdes et machines destinées à l’industrie. Cette fois, la discussion commerciale était ouverte. À ma question sur la possibilité d’acheter, mon interlocuteur a répondu avec humour que je pouvais même acheter toute l’usine.

Ces échanges ont apporté un éclairage intéressant sur les différences entre démonstration technologique, recherche et commercialisation. Ils m’ont aussi rappelé l’importance de poser des questions simples, au-delà de ce que montre une présentation.

bonjour au robot

Présenter le Human Adoption Layer à Hangzhou

L’après-midi, je suis monté sur scène pour présenter The Human Adoption Layer. Cette approche porte sur la manière dont les personnes et les organisations apprennent à collaborer avec l’intelligence artificielle.

Le point de départ est simple : savoir utiliser un outil ne suffit pas à installer une collaboration durable. Une équipe peut apprendre à rédiger des prompts tout en restant hésitante sur les tâches à déléguer ou les résultats à vérifier.

 

présentation du projet Human Adoption Layer de David Tabacznyj à Hangzhou
Human Adoption Layer

La question que j’ai portée à Hangzhou était donc celle-ci : l’IA prend en charge une part croissante de nos tâches. Mais qui nous prépare, nous, à travailler avec elle ?

Avec le Human Adoption Layer, je travaille sur cette relation : comprendre les résistances, accompagner les changements de pratiques et aider les équipes à garder la main. Cela suppose de réfléchir à la place du jugement humain, à la vérification des réponses et aux responsabilités de chacun.

Cette réflexion prolonge mon activité de consultant et de formateur en IA générative. Elle part des situations de travail et des personnes qui les vivent. La formation y contribue, mais l’adoption se construit aussi dans la pratique, les échanges et les ajustements quotidiens.

Vue de Hangzhou
Hangzhou

Des échanges qui se poursuivent après le sommet

À l’issue de ma présentation, plusieurs conversations ont prolongé ces questions. Certains interlocuteurs m’ont confié que cette dimension humaine touchait à un sujet encore insuffisamment traité dans leurs propres systèmes.

J’en suis revenu avec des contacts, des idées à approfondir et des discussions qui continuent. Il est trop tôt pour savoir ce qu’elles produiront. Mais confronter mon travail à des chercheurs et entrepreneurs internationaux m’a permis de mieux percevoir l’écho de cette approche.

Sur un plan personnel, ce déplacement a aussi été un soulagement. Après des mois à construire cette réflexion, parfois seul, pouvoir en discuter aussi naturellement faisait du bien.

Après Hangzhou, j’ai rejoint Chengdu pour une dernière journée en famille avant mon retour en France. Ce voyage laisse des images, des rencontres et une question que je compte continuer à travailler : comment rendre cette collaboration avec l’IA réellement possible dans les équipes ?

Je reviendrai sur le Human Adoption Layer dans mes prochains articles. Vous pouvez également retrouver mes récits de ce déplacement sur LinkedIn.

Pour accueillir cette conférence dans votre organisation ou lors d’un événement, contactez-moi.

Source sur le contexte du sommet : compte rendu de la CAST, publié le 29 octobre 2026. Les visites, interventions et impressions relatées dans cet article reposent sur mon témoignage.

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